Les jeux de traduction
En GN, quand on pense au jeu de traduction, certaines mécaniques sont envisagées, mais toutes ne correspondent pas aux envies des équipes orgas. Alors, pour...
En GN, quand on pense au jeu de traduction, certaines mécaniques sont envisagées, mais toutes ne correspondent pas aux envies des équipes orgas.
Alors, pour traduire un autre langage, quelles mécaniques peuvent exister ?
Le remplacement par caractère#
Sans doute la mécanique la plus connue, utilisée à la fois pour la traduction d’une autre langue, ainsi que le décryptage d’une lettre codée. Généralement, il s’agit d’écrire son texte et d’en changer la police d’écriture, pour que les PJ décryptent le texte lors du jeu.
Pensez malgré tout à garder une copie en clair au moins pour les orgas (si ce n’est à confier aux PJ après leurs efforts), juste par sécurité.
Plusieurs polices peuvent être utilisées, dont en voici quelques exemples :
La police lisible (ou presque)#
Parfois, une simple mention “Ecrit en elfique” suffit. Mais si le but est de pouvoir fluidifier les traductions, ce n’est pas toujours du goût des équipes orgas. Il existe alors certaines polices qui semblent cryptées… Mais seulement au premier coup d’oeil.
Avoir un lexique#
Plutôt que de remplacer chaque caractère un par un, le faire mot à mot. A partir d’un lexique prédéfini qui sera confié aux PJ, il est alors possible de faire toutes les combinaisons souhaitées pour s’exprimer dans un nouveau langage… A l’écrit comme à l’oral !
Pour ça il est possible de s’inspirer de langages déjà existants, comme le dothraki, ou bien l’elfique (Quenya, Sindarin…), de les reprendre et les simplifier… Ou bien d’utiliser vos propres lexiques, avec différentes possibilités, comme celles-ci :
- S’inspirer d’un autre langage
- Inverser les lettres des mots
- Faire les deux
Une simple traduction d’un lexique peut déjà amener de grandes choses. Si on se limite à certains mots, on peut déjà exprimer plusieurs idées grâce aux combinaisons.
Par exemple, avec une simple traduction, avec ici le hongrois, on obtient déjà :
combat harc
homme férfi
vie élet
non nem
oui igen
mer tenger
maison haz
ami baratja
arbre fa
jour nap
après utan
avant elott
être lenni
endroit hely
nous mi
construire epit
venir jon
prendre vesz
un a
deux ketto
trois harom
quatre negy
cinq ot
six hat
beaucoup nagyon
Et si on veut faire passer le texte :
“Nous avons construit un camp pour les soldats, mais trois jours après, les ennemis ont débarqué par la mer sur leurs bateaux. Ils ont tué nos soldats et conquis le terrain. Nous reviendrons dans sept jours pour nous venger. Nous nous retrouverons dans la forêt pour tuer tous les étrangers”
On le synthétise alors en :
“Nous jour-avant construit maison pour hommes de combat
Trois jours après, non-ami venir par mer sur maison de mer
non-ami prendre vie hommes de combat et prendre maison nous
Sept jours après nous venir combat. Nous venir endroit arbre beaucoup par non-jour pour prendre vie non-ami”
Et une fois qu’il passe par la moulinette du lexique devient alors :
“mi nap-elott epit haz pour harc-ferfi
harom nap utan, nem-baratja jon par tenger sur haz-tenger
nem-baratja vesz-élet harc-ferfi et vesz haz mi
hat-a nap utan, mi jon harc. Mi jon hely-fa-nagyon par nem-nap pour vesz élet nem-baratja”
Utiliser une clé de lecture#
Là aussi, il y a de quoi faire preuve de créativité ! Voilà quelques exemples, saurez-vous trouver la clé de lecture ?
alma batendre olaimée, kaje nosais erque unotre alunion deest olimpossible. Geje navous luaime, faet olferai jutout mopour devous.
Fajoignez yumoi ulà gechapelle olà ponuit futombée, foet ufnous tyfuirons baensemble !
m’ea ten’adr’ae ai’omée’a, t’je s’oais k’que not’are un’uion e’pst im’apo’gssi’e’ble. ‘Aje vo’rus ai’ome, et’l f’ierai to’lut po’yur vo’a’us. Joi’tgn’uez mo’li à ‘alà ch’eapell’oe à’l nu’yit tom’ebée, ‘ret no’bus fu’liron’as ens’aemb’ule !
Mea taednidurye aligmuére, jie suaeifs qauoe nyohturae ugnyifoan easat iamoplohsaseifbulae. Jue vuoluas aeidmie, eat fhearyaui taolubt ploauur vloauis. Juoyiegunaeuz-myoui à lea cahfadpueilolpe à noutiat troimobaéte, ert nlotuws fauyiuraohnos eanisaesmabilae !
Mae teandyre aiuméae, je sahis qule noatrue unaioun esat imapoessuibale. Jer votus aiome, et fehrayi tolut potur vohus. Joliganeyz-moli à la chuapaelule à nulit togmbaée, et nolus futirlonas enaseumbale !
Si de prime abord, les textes semblent indéchiffrables, leur lecture devient plus claire dès qu’on enlève la première syllabe de chaque mot, qu’on ignore toute lettre suivant une apostrophe, ou qu’on ignorer une lettre sur deux ou trois.
Et le texte que vous trouverez ainsi sera Ma tendre aimée, je sais que notre union est impossible. Je vous aime, et ferai tout pour vous. Joignez-moi à la chapelle à nuit tombée, et nous fuirons ensemble !
Jouer avec les filtres de couleurs#
Imprimez par exemple un texte en hiéroglyphes, avec sa traduction en encre invisible dans les interlignes, et donnez une lampe ultraviolette à vos PJ qui parlent la langue secrète de votre jeu.
Ou bien utilisez des filtres de couleur (rouge, vert jaune…) pour avoir plusieurs langues, comme ici :
